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Bradarus : l’haltérophile ivoirien qui a marqué les années 1970 et 1980

Dans l’histoire du sport ivoirien, certains athlètes ont marqué leur époque par leurs performances et leur force physique exceptionnelle. Parmi eux figure Bradarus, haltérophilie ivoirien, qui a fait parler de lui au cours des années 1970 et 1980.

De son véritable nom Likpa Koffi, cet haltérophile ivoirien, originaire du peuple dida, s’est fait connaître sous le pseudonyme de Bradarus. À travers ses démonstrations de force, il a contribué à faire connaître cette discipline auprès des populations ivoiriennes. Son surnom, «Bradarus», serait selon plusieurs sources une déformation de Brad Harris, nom d’un acteur, cascadeur et culturiste américain qu’il admirait.

Né à Makobéri, dans la localité de Zikisso, dans la région du Loh-Djiboua, Bradarus s’est illustré dans les années 1970 et 1980 par ses performances en haltérophilie et en culturisme. En 1977, il a notamment remporté le titre de champion d’Afrique d’haltérophilie dans la catégorie poids lourds. Au-delà des compétitions, l’athlète s’est fait connaître grâce à des démonstrations de force qui ont marqué les esprits. Soulever des moteurs de voiture, réaliser des exploits en utilisant ses dents ou encore supporter le passage de véhicules sur son corps feraient partie des performances qui ont contribué à sa popularité. Ces spectacles, organisés notamment dans des écoles primaires, attiraient de nombreux spectateurs et ont durablement marqué les souvenirs de plusieurs générations d’Ivoiriens.

Les dernières années de la vie de Bradarus ont été marquées par des problèmes de santé. Selon un récit biographique, l’ancien athlète aurait souffert d’une paralysie des membres supérieurs, après des années de pratique sportive intense. En septembre 2019, il a été élevé au rang de chevalier de l’Ordre du Mérite sportif ivoirien par le ministre des Sports de l’époque.
Bradarus est décédé le 22 novembre 2019, après une longue maladie.

Par ses exploits sportifs et ses spectacles de force, Likpa Koffi, dit Bradarus, a laissé une empreinte dans la mémoire populaire ivoirienne. Bien au-delà des titres, son nom demeure associé à une période marquante de l’haltérophilie ivoirienne et à des souvenirs transmis par ceux qui ont assisté à ses démonstrations.

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